Royaumes ennemis, tome 1 : Les magiciennes

Auteur : Sylvie Kaufhold

Éditeur : Les Editions du 38

Date de parution : Février 2021

Nombre de pages : 343

EAN : 9782374538341

Où puis-je trouver ce livre ? : Editions du 38 ; Amazon ; Bookeenstore ; Kobo ; Cultura

Résumé

L’hiver s’achève dans les steppes, laissant le Septentrion déchiré en deux territoires ennemis. Khazan, l’ambitieux seigneur des Tsets, est à la recherche d’une nouvelle technologie qui lui garantirait la victoire sur le chef des Araks et sa maîtresse sanguinaire. Il doit pour cela obtenir l’aide d’un peuple étrange, retiré dans les Montagnes de l’Ouest et miné par des conflits internes menaçant sa survie. Trois de ses meilleurs guerriers, dont la solaire Iridiane, le soutiennent dans sa quête. Mais d’autres dangers guettent le jeune chef de guerre, ne lui laissant aucun répit. Le jour, la reine magicienne d’un royaume pirate menace le sud de ses terres et la nuit, ses songes sont le terrain de jeu d’une jeune rêveuse boréale.

Ce que j’en pense

Pour la petite histoire, je connais Sylvie Kaufhold depuis quelques années via les réseaux sociaux. C’est elle qui m’a fait connaître les éditions du 38 en me proposant des partenariats pour la collection du fou dont elle a la charge. Et malgré les années, je n’avais jamais lu aucun de ses livres. Vous me direz quelle honte ! Je sais, je suis impardonnable. Mais j’ai réparé mon erreur car lorsqu’elle a annoncé la sortie de Royaumes ennemis, tome 1 : les magiciennes en m’expliquant que c’était un roman plus adulte que ces précédents livres et que c’était celui dont elle était le plus fier et bien j’ai sauté sur l’occasion et j’ai directement pré-commandé le livre.

A force de m’intéresser au genre de la Fantasy, je commence à prendre de plus en plus de plaisir à lire ce style d’ouvrage. Et c’est le premier roman de Fantasy que je lis écrit par une femme. Vous allez me dire, qu’est ce que cela change ? Et bien, le traitement des femmes est totalement différent. Dans beaucoup de romans de ce genre, très souvent écrit par des hommes, les femmes sont toujours maltraitées, violées, esclaves des hommes, reléguées à des rôles mineurs. Dans ce roman, les femmes sont les véritables héroïnes de l’histoire : Iridiane, la meilleure guerrière des Steppes ; Lulaï, le rêveuse boréale capable d’influencer n’importe qui ; Matricia, une des nouvelles matrices du peuple des hommes papillons qui revendique son indépendance ; Zeï, la méchante magicienne qui traite les hommes telle une mante religieuse ; etc. Ces héroïnes sont fortes, puissantes, s’imposent dans un monde profondément masculin. Elles revendiquent leurs droits. A la lecture du roman, je ne pouvais m’empêcher de penser à la saga des Dames du Lac de Marion Bradley Zimmer. Cette dernière avait pris le parti de raconter la légende arthurienne du point de vue des femmes du récit pour arriver à la confirmation que derrière chaque homme important, il y a une femme qui lui souffle ce qu’il doit faire, comment il doit agir et s’imposer. Alors attention, Sylvie Kaufhold n’a pas écrit un pamphlet sur le féminisme à travers son roman mais elle alerte sur le traitement de la femme et sa condition dans les différentes sociétés.

Mais parlons de l’histoire ! Je me suis totalement laissé embarquer dans les aventures de nos héros. L’histoire prend place dans un paysage de steppes. Cela m’a fait penser au roman Le loup des plaines de Conn Iggulden qui raconte l’histoire du guerrier Gengis Khan. J’ai beaucoup aimé que l’univers construit par l’auteure s’inspire de l’histoire d’une autre partie du monde avec ces us et coutumes. J’ai vraiment trouvé ça original.

Khazan est ses compères n’ont qu’un but : réunir les peuples des Steppes. Ils se feront aider par un étrange peuple mi-papillon, mi-humanoïde pour conquérir toutes ces terres mais c’était sans compter sur la soif de pouvoir d’une puissante magicienne qui leur fera face.

En plus d’une histoire pleine de rebondissements et qui vous accrochera du début jusqu’à la fin, Sylvie Kaufhold sait construire de très bons personnages. Hormis Khazan et ses compères, j’ai beaucoup aimé le peuple « papillon ». Ils sont le côté comique de cette histoire. Ils apportent un vent de fraîcheur dans cet univers barbare. Le personnage le plus mystérieux à mon goût est celui de Lulaï, on n’en sait pas beaucoup sur elle et ses pouvoirs. Même si nous verrons une évolution au fur et à mesure du roman, j’aurai aimé en connaître davantage. Après ce n’est que le premier tome, je pense qu’on en apprendra plus sur le peuple de Lulaï dans les autres tomes.

C’est vraiment difficile de vous parler de ce roman sans trop vous en dire afin de ne pas gâcher votre plaisir de lecture. Tout ce que je peux vous dire en conclusion, c’est que c’est un excellent roman de Fantasy que j’ai adoré lire. Avec une pointe de féminisme, ce roman se détache surtout par une histoire originale, des personnages haut en couleur et de l’humour qui émaille un récit sérieux.

On continue l’aventure !

Section littéraire

Résumé : La maison Berethnet règne sur l’Inys depuis près de mille ans. La reine Sabran IX qui rechigne à se marier doit absolument donner naissance à une héritière pour protéger son reinaume de la destruction, mais des assassins se rapprochent d’elle… Ead Duryan est une marginale à la cour. Servante de la reine en apparence, elle appartient à une société secrète de mages. Sa mission est de protéger Sabran à tout prix, même si l’usage d’une magie interdite s’impose pour cela. De l’autre côté de l’Abysse, Tané s’est entraînée toute sa vie pour devenir une dragonnière et chevaucher les plus impressionnantes créatures que le monde ait connues. Elle va cependant devoir faire un choix qui pourrait bouleverser son existence. Pendant que l’Est et l’Ouest continuent de se diviser un peu plus chaque jour, les sombres forces du chaos s’éveillent d’un long sommeil… Bientôt, l’humanité devra s’unir si elle veut survivre à la plus grande des menaces.

Lors de sa sortie aux éditions De Saxus, j’ai beaucoup entendu de bien sur ce roman de fantasy. J’avoue ne pas m’y être vraiment intéressé, comme à chaque fois qu’un livre sort et que tout le monde l’encense. J’attends toujours que l’engouement s’estompe. En faisant mes recherches pour mes recommandations, je suis retombé dessus et découvert que c’est une livre de Fantasy féministe comme Royaumes ennemis et du coup, je suis vraiment intrigué et je pense que je me laisserais tenter.

Résumé : Quand Viviane, prêtresse d’Avalon, arrive accompagnée du grand sage Merlin, Ygerne, femme du duc de Tintagel, ne peut contenir la joie de revoir sa sœur. Mais elle est de courte durée. La Dame du Lac lui annonce sa prochaine grossesse – fruit d’une union avec un autre homme – et le destin de l’ enfant qu’elle portera : futur Haut Roi de Grande Bretagne, il unira et protègera les peuples présents sur ses terres ainsi que leurs croyances contre les assauts des envahisseurs. Consciente de ne pouvoir échapper aux forces d’un inéluctable destin, Ygerne se soumet à la volonté de la Déesse… Mais dans un monde où chacun défend son Dieu et où temps anciens et modernes s’affrontent, la paix entre tous ne pourra régner qu’au prix de nombreux sacrifices.

Lu il y a quelques années maintenant, j’avais beaucoup aimé la réécriture du mythe Arthurien par Marion Zimmer Bradley. En effet, le mythe, ici, est raconté du point de vue des femmes et ce que j’ai trouvé intéressant, c’est que ces femmes jouent un rôle majeur dans la quête du Graal et ne sont pas reléguées à un rôle mineur comme dans le mythe original.

Section cinéma

Synopsis : Ada, mère d’une fillette de neuf ans, s’apprête à partager la vie d’un inconnu, au fin fond du bush néo-zélandais. Son nouveau mari accepte de transporter toutes ses possessions, à l’exception de la plus précieuse : un piano, qui échoue chez un voisin illettré. Ne pouvant se résigner à cette perte, Ada accepte le marché que lui propose ce dernier : regagner le piano, touche par touche en se soumettant à ses fantaisies…

La leçon de Piano est l’histoire d’un femme « puissante » qui à travers son mutisme, trouvera un autre moyen de s’exprimer pour faire entendre sa voix. C’est une histoire d’émancipation à une époque où les femmes vivent sous le joug du Patriarcat. Jane Campion remportera la Palme d’Or au Festival de Cannes en 1993 pour ce film, dans une industrie du Cinéma totalement régie par les hommes (la deuxième femme auréolée de cette récompense fut Julia Ducourneau, avec son film Titane, il y a quelques semaines).

Synopsis : Dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Epouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l’entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.

J’ai déjà recommandé le livre dans un autre article mais ici je vous recommande la série. Adaptée du célèbre roman de Margaret Atwood, la série expose, à travers la fiction, la réalité qui pèse sur le droit des femmes. Dans des manifestations à travers le monde, des femmes porteront le costume de Servante que nous pouvons voir dans la série, afin de faire entendre leur voix.

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